Les choses à faire et à éviter pour vendre des images de photothèque en ligne
Les photographies de banque d’images ont une réputation un peu ingrate, mais elles sont tout de même utilisées chaque jour par d’innombrables médias et agences de création. La production de ce type d’images peut toutefois être profitable, et valorisante sur le plan créatif, pour les photographes qui combinent d’excellentes compétences techniques, un intérêt pour le narratif visuel et la volonté de travailler dur.
Et, comme pour beaucoup de choses dans la vie, c’est ce travail acharné qui fait pencher la balance. C’est en mettant les heures nécessaires à la composition d’un portfolio, à une étude de marché et à l’obtention d’une visibilité maximale que l’on réussit. Même si le succès n’est jamais assuré pour les photographes de banque d’images, les conseils ci-dessous pourraient vous mettre sur la bonne voie.
Pour commencer
À FAIRE : créer un portfolio bien garni. Chaque photo vendue ne vous rapportera probablement que quelques dollars (possiblement moins), la quantité est donc la clé.
ÉVITEZ cependant de vous éparpiller en photographiant des sujets (ou dans des styles) avec lesquels vous n’êtes pas à l’aise. Par exemple, si vous n’avez jamais fait dans les paysages avec un grand angle de vue, il serait mal avisé de vous dévouer à ce genre. Visez plutôt des images de première qualité intéressantes pour un large public, mais assez uniques pour se distinguer des autres. Ce n’est pas tâche facile : misez sur vos forces.
Soumettre des photos à une banque d’images
À FAIRE : publiez vos photos sur différentes banques d’image, mais lisez les modalités de chacune afin de bien comprendre les questions relatives au paiement des redevances, aux droits d’auteur et autres.
À FAIRE : informez-vous aussi sur les agences dont les images sont triées sur le volet, comme Offset et Stocksy. Ces sites sélectionnent méticuleusement les photographes avec qui ils collaborent et les images qu’ils rendent accessibles. Leurs clients savent qu’ils obtiennent des images de qualité et sont prêts à en payer le prix, les redevances sont donc plus élevées pour les contributeurs.
D’ailleurs, ÉVITEZ d’écarter la possibilité de réserver votre travail à un seul site, surtout une fois que vous aurez eu du succès pendant un certain temps. La plateforme iStock de Getty Images, par exemple, remet une commission de 15 % à ses contributeurs réguliers, mais de 25 à 45 % à ses contributeurs exclusifs. Stocksy exige aussi l’exclusivité de ses photographes.
Étiqueter vos images
À FAIRE : assurez-vous que vos photos soient faciles à trouver en leur attribuant un titre descriptif et des mots-clés pertinents, y compris ceux qui représentent les concepts et les émotions reflétés dans votre photo. Ainsi, une photo d’une personne regardant une voiture peut avoir des mots-clés allant de « mécanique » et « garage » à « concentration » et « col bleu ».
Mais ÉVITEZ de déjouer le système en utilisant des mots-clés non pertinents. Une personne qui cherche une image d’un charpentier ne changera pas soudainement d’idée pour acheter une image d’un garçon qui grimpe à un arbre simplement parce qu’elle est apparue dans sa recherche du terme « travail du bois ».
Surveiller le marché
À FAIRE : restez à l’affût des tendances, tant les sujets d’actualité pour lesquels des images uniques sont recherchées (ou qui pourraient l’être bientôt) que les tendances stylistiques.
Mais ÉVITEZ d’écarter des sujets et genres indémodables comme les photos « corporatives ». Assurez-vous simplement que ces images se démarquent par une perspective ou une esthétique unique.
Plaire aux gens
Les éditeurs sont toujours à la recherche d’images qui racontent une histoire. À FAIRE : axer votre travail sur la création d’images dans lesquelles les gens font activement quelque chose. Et tirez profit de vos liens personnels. Si vous connaissez un propriétaire de restaurant, demandez-lui s’il vous laisserait le photographier au travail dans la cuisine.
À FAIRE : accueillez la diversité. Les médias contemporains cherchent beaucoup à représenter leur auditoire, qui n’est probablement pas composé en majorité d’hommes blancs d’âge moyen.
Mais ÉVITEZ d’oublier les formulaires de renonciation au droit à l’image pour vos modèles. La plupart des photothèques refuseront vos photos sans ces formulaires.
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